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	<title>Mon coach déconnexion</title>
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	<description>Consultant en déconnexion numérique et efficacité cognitive</description>
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	<title>Mon coach déconnexion</title>
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		<title>Digital Detox? Non, je ne la conseille pas!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 06:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
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					<description><![CDATA[La digital detox peut être agréable. Elle peut même permettre de constater à quel point notre téléphone prend de la place. Mais mon objectif est différent...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On voit régulièrement passer la même idée : pour reprendre le contrôle de son smartphone, il faudrait faire une « digital detox ». Un week-end sans téléphone, 24 heures sans réseaux sociaux, le smartphone enfermé dans un tiroir, puis retour à la normale le lundi matin.</p>
<p>Je comprends l’idée. Couper complètement peut faire du bien sur le moment. Mais personnellement, <strong>ce n’est pas ce que je conseille</strong>. Parce que le problème n’est pas seulement le nombre d’heures que nous passons avec notre téléphone. Ce sont surtout les habitudes que nous avons construites autour de lui.</p>
<h3>Deux jours sans téléphone ne changent pas forcément vos habitudes</h3>
<p>Imaginez quelqu’un qui décide de passer tout son week-end sans smartphone. Il déconnecte complètement. Il lit, sort, profite de ses proches. Très bien. Puis arrive lundi matin. Il reprend son téléphone dès le réveil. Les notifications sont toujours là. Instagram est toujours sur l’écran d’accueil. Le téléphone revient à table. Il est consulté dès qu’un moment d’ennui apparaît. Il accompagne de nouveau le coucher. La coupure a été agréable. Mais qu’est-ce qui a réellement changé ? Pas grand-chose.</p>
<p>C’est précisément pour cette raison que je préfère travailler sur <strong>les habitudes quotidiennes</strong> plutôt que sur une grosse période de privation ponctuelle.</p>
<h3>Une étude récente apporte d’ailleurs une nuance intéressante</h3>
<p>En 2026, des chercheurs ont publié dans *Telematics and Informatics Reports* une étude intitulée **“Digital Detox as Prevention and Coping: Examining Techno-Overload, Cognitive Overload, and Burnout in Knowledge Workers”**.</p>
<p>L’étude porte sur 413 travailleurs du savoir en Slovaquie. Les chercheurs ont notamment étudié différentes pratiques de déconnexion numérique. Leur résultat ne permet pas de dire qu’une grande « digital detox » constitue une protection particulière contre la surcharge numérique.</p>
<p>En revanche, certaines pratiques régulières de déconnexion sont associées à moins d’épuisement et de difficultés cognitives.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.1016/j.teler.2026.100377">Lire l’étude originale (en anglais)</a></p>
<p>Cette étude concerne le monde professionnel et une population slovaque. Il ne faut donc évidemment pas transformer ses résultats en règle universelle applicable à tout le monde. Mais l’idée qu’elle soulève me paraît intéressante : <strong>ce qui compte peut-être davantage, ce n’est pas de disparaître du numérique pendant deux jours, mais de modifier durablement la place qu’il occupe dans notre quotidien</strong>.</p>
<h3>Je préfère une déconnexion quotidienne</h3>
<p>Plutôt qu’un week-end entier sans téléphone, je préfère par exemple quelqu’un qui retrouve chaque jour plusieurs périodes pendant lesquelles son smartphone n’a rien à faire là : un repas sans téléphone, une heure de lecture sans notifications, une promenade pendant laquelle le smartphone reste dans une poche, une soirée où l’on ne consulte plus les réseaux sociaux après une certaine heure, ou encore une chambre dans laquelle le téléphone ne dort plus à côté de nous.</p>
<p>Cela paraît moins spectaculaire qu’une « digital detox ». Mais ce sont ces petits changements répétés tous les jours qui peuvent réellement modifier une habitude.</p>
<h3>Commencer par enlever ce qui nous sollicite</h3>
<p>Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de transformer son téléphone en Nokia 3310 pour retrouver un peu de calme. On peut commencer très simplement : couper les notifications qui n’ont aucune raison d’interrompre notre journée, retirer certaines applications de l’écran d’accueil, ne plus prendre automatiquement son téléphone lorsqu’on attend trente secondes quelque part, créer des endroits ou des moments dans lesquels le smartphone n’est plus invité.</p>
<p>Et surtout, observer ce qui déclenche nos consultations. Est-ce une notification ? L’ennui ? Une habitude ? Le besoin de vérifier quelque chose alors que nous savons parfaitement qu’il n’y a probablement rien de nouveau ? C’est là que les choses deviennent intéressantes.</p>
<h3>Le problème n’est pas forcément votre smartphone</h3>
<p>C’est aussi pour cela que je ne crois pas beaucoup aux solutions radicales imposées à tout le monde.</p>
<p>Le smartphone n’occupe pas la même place dans toutes les vies. Certaines personnes utilisent énormément leur téléphone pour travailler. D’autres pour communiquer avec leur famille. Certaines passent beaucoup de temps sur leur smartphone sans ressentir de problème particulier. D’autres le consultent beaucoup moins longtemps, mais plusieurs dizaines de fois dans la journée, avec l’impression de ne jamais parvenir à décrocher.</p>
<p>Il n’existe donc pas de nombre d’heures magique à ne jamais dépasser. La bonne question est plutôt : <strong>est-ce que mon smartphone prend davantage de place dans ma vie que celle que j’aimerais lui donner ?</strong></p>
<h3>C’est exactement pour ça que j’ai créé Mon Coach Déconnexion!</h3>
<p>L’objectif de Mon Coach Déconnexion n’est pas de vous demander de jeter votre téléphone au fond d’un tiroir pendant 48 heures. Il est d’abord nécessaire de comprendre vos usages.</p>
<p>Combien de temps passez-vous réellement sur votre smartphone ? Combien de fois le consultez-vous ? Quelles applications occupent votre temps ? À quels moments le prenez-vous presque automatiquement ? Et surtout : quels usages aimeriez-vous réellement changer ?</p>
<p>À partir de là, on peut construire progressivement de nouvelles habitudes adaptées à votre propre vie.</p>
<p>Je ne vais évidemment pas détailler ici tout le programme. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Mais le principe est simple : <strong>je préfère vous aider à reprendre un peu de contrôle chaque jour plutôt que vous proposer une grande cure de déconnexion que vous abandonnerez trois jours plus tard</strong>.</p>
<p>La digital detox peut être agréable. Elle peut même permettre de constater à quel point notre téléphone prend de la place. Mais mon objectif est différent. Je préfère qu’au bout de quelques semaines, vous n’ayez tout simplement plus besoin de ressentir l’envie de faire une « digital detox ».</p>
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		<title>Enfants et écrans : regardons aussi nos usages</title>
		<link>https://moncoachdeconnexion.com/actualites/enfants-et-ecrans-regardons-aussi-nos-usages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 06:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Temps d'écran]]></category>
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					<description><![CDATA[Téléphone pendant les repas ? Notifications pendant les discussions ? Écran jusque dans le lit ? Téléphone consulté pendant qu’un enfant raconte sa journée ? Les enfants apprennent aussi en regardant ce que nous faisons!]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les écrans occupent désormais une place telle dans nos vies qu’il devient difficile de parler des usages numériques des enfants sans regarder aussi ceux des adultes qui les entourent. C’est l’un des enseignements intéressants du nouveau dossier <strong>« Grandir avec les écrans »</strong>, publié le 12 octobre 2026 par Santé publique France dans le numéro 474 de <em>La Santé en action</em>.</p>
<p>Sur 44 pages, plusieurs chercheurs et professionnels font le point sur les usages numériques des enfants et des adolescents, leurs effets sur la santé, mais aussi sur les pistes permettant d’éviter deux erreurs fréquentes : minimiser le problème ou, à l’inverse, diaboliser tous les écrans.</p>
<p><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/sante-mentale/depression-et-anxiete/magazinesrevues/grandir-avec-les-ecrans-la-sante-en-action-2026-numero-474">Consulter le dossier complet de Santé publique France</a></p>
<h3>Dès l’enfance, les écrans prennent beaucoup de place</h3>
<p>Les données issues de l’étude Enabee de Santé publique France montrent qu’en moyenne, les enfants de <strong>3 à 5 ans passent 1 h 22 par jour devant les écrans</strong>. Chez les <strong>9-11 ans, cette durée atteint 2 h 33 par jour</strong>.</p>
<p>La télévision reste importante chez les plus jeunes, mais le smartphone et les consoles gagnent logiquement du terrain avec l’âge. Les écarts sociaux sont également marqués : les enfants dont les parents sont moins diplômés passent davantage de temps devant les écrans et disposent plus souvent d’un écran dans leur chambre.</p>
<p><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/docs/article/des-ecrans-presents-dans-la-vie-des-enfants-du-primaire">Voir les données de Santé publique France sur les enfants du primaire</a></p>
<p>Mais le dossier apporte une nuance importante : comme je l&rsquo;ai indiqué dans mes précédents articles, <strong>le temps passé devant un écran ne permet pas, à lui seul, de déterminer ses conséquences. </strong>Le type de contenu, l’âge de l’enfant, le contexte et surtout l’accompagnement par les adultes comptent également. Certaines utilisations peuvent favoriser les apprentissages, la créativité ou les relations sociales. À l’inverse, une exposition excessive, passive ou à des contenus inadaptés peut notamment affecter le sommeil, l’activité physique ou le développement du langage.</p>
<p><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/docs/article/des-dangers-a-relativiser-pour-le-developpement-cognitif-des-enfants">Lire l’analyse sur écrans et développement cognitif</a></p>
<h3>Quand ce sont les parents qui regardent leur téléphone</h3>
<p>L’un des sujets les plus intéressants du dossier concerne ce que les chercheurs appellent la <strong>technoférence parentale</strong>. Le terme désigne les moments où le smartphone ou un autre écran vient interrompre une interaction entre un parent et son enfant. Un message arrive pendant le repas. On regarde rapidement une notification pendant que l’enfant nous parle. On consulte Instagram pendant quelques secondes alors qu’on joue avec lui. Pris séparément, ces gestes semblent insignifiants. Leur répétition peut pourtant modifier la qualité des interactions.</p>
<p>En tant que parent moi-même, ma petite fille de 2 ans est beaucoup plus détendue et a plus de facilité à s&rsquo;endormir le soir lorsque nous sommes pleinement avec elle au cours de la journée, sans écrans qui interfèrent. Santé publique France rapporte notamment une enquête de 2023 dans laquelle <strong>plus de la moitié des mères interrogées reconnaissaient que leur téléphone perturbait régulièrement les moments passés avec leur bébé</strong>. Les travaux présentés dans le dossier associent cette technoférence à une moindre qualité des interactions parent-enfant et soulignent ses conséquences potentielles sur le développement émotionnel, cognitif et social des tout-petits.</p>
<p><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/docs/article/lenjeu-precoce-de-la-technoference-parentale-sur-le-developpement-du-bebe">Lire l’article de Santé publique France sur la technoférence parentale</a></p>
<p>Voilà un point particulièrement intéressant : <strong>nous demandons souvent aux enfants de poser leur téléphone alors que le nôtre reste posé à côté de notre assiette&#8230;</strong></p>
<h3>Un Français sur deux utilise encore un écran au moment du coucher</h3>
<p>Le dossier rappelle également des comportements qui concernent cette fois toute la population. Selon une enquête menée en 2025 auprès de 2 074 Français âgés de 15 ans et plus, <strong>une personne sur deux continue à s’informer ou regarder des vidéos au moment du coucher</strong>, et <strong>une sur trois le fait pendant les repas</strong>.</p>
<p>Cela montre bien que le problème ne commence pas avec les enfants. Les normes familiales se construisent aussi à partir de ce que font les adultes. Si le téléphone accompagne le petit-déjeuner, le dîner, les discussions et le coucher des parents, il devient difficile de convaincre ensuite un adolescent que certaines périodes doivent rester sans écran.</p>
<h3>Les familles ne peuvent pas tout régler seules</h3>
<p>C’est probablement le message du dossier que je trouve le plus pertinent. Santé publique France défend une approche qui ne repose pas uniquement sur la responsabilité individuelle des parents. Éducation au numérique, prévention, accompagnement des familles, règles collectives, conception des plateformes : plusieurs niveaux doivent intervenir.</p>
<p>Car les applications et les réseaux sociaux sont précisément conçus pour retenir notre attention. Demander ensuite aux familles de résoudre seules les conséquences de cette captation est insuffisant. Des programmes existent déjà. Santé publique France cite par exemple des ateliers destinés aux parents, des actions menées par les professionnels de la petite enfance et le programme <strong>« Bien grandir avec les écrans »</strong> déployé à Bordeaux.</p>
<p><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/index.php/les-actualites/grandir-avec-les-ecrans-le-dossier-de-la-sante-en-action-numero-474-de-juillet-septembre-2026">Consulter la présentation du dossier par Santé publique France</a></p>
<h3>Avant de compter les heures de nos enfants, regardons aussi nos propres habitudes</h3>
<p>Limiter le temps d’écran reste utile. Mais une règle familiale ne devrait probablement pas commencer par :</p>
<p><strong>« Combien de temps mon enfant passe-t-il devant un écran ? »</strong></p>
<p>Elle pourrait commencer par :</p>
<p><strong>« Quelle place les écrans occupent-ils dans notre famille ? »</strong></p>
<p>Téléphone pendant les repas ? Notifications pendant les discussions ? Écran jusque dans le lit ? Téléphone consulté pendant qu’un enfant raconte sa journée ? Les enfants apprennent aussi en regardant ce que nous faisons!</p>
<p>Et avant de leur demander de décrocher, il peut être utile de vérifier si nous en sommes nous-mêmes capables. N&rsquo;hésitez pas à faire le <a href="http://test-hyperconnexion/">test d&rsquo;hyperconnexion</a> que je propose gratuitement sur ce site. Aucune donnée personnelle n&rsquo;est nécessaire, et vous n&rsquo;aurez pas besoin de donner votre adresse-mail pour obtenir un résultat détaillé rapidement.</p>
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		<title>Et si nous mesurions aussi nos interruptions?</title>
		<link>https://moncoachdeconnexion.com/actualites/temps-decran-et-si-nous-mesurions-aussi-nos-interruptions/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 07:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Temps d'écran]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous regardons de plus en plus notre temps d’écran pour mesurer notre usage du smartphone. C'est ce que je fais aussi en atelier, que ce soit en entreprise ou avec les particuliers.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous regardons de plus en plus notre temps d’écran pour mesurer notre usage du smartphone. C&rsquo;est ce que je fais aussi en atelier, que ce soit en entreprise ou avec les particuliers. C’est un bon début. Mais plusieurs travaux récents montrent qu’un autre indicateur mérite notre attention : <strong>le nombre de fois où le numérique interrompt ce que nous sommes en train de faire.</strong></p>
<h3>4,7 interruptions par heure de travail</h3>
<p>En juin 2026, <strong>Ipsos bva et Uside</strong> ont interrogé 1 000 salariés français représentatifs.</p>
<p>Résultat : les salariés déclarent être interrompus en moyenne <strong>4,7 fois par heure</strong>, soit environ une interruption toutes les 13 minutes.</p>
<p>Le chiffre atteint <strong>4,8 interruptions par heure dans les PME</strong>, <strong>4,9 dans les ETI et grandes entreprises</strong> et <strong>5,2 chez les salariés qui télétravaillent</strong>.</p>
<p>Sur une journée de sept heures, 4,7 interruptions par heure représentent théoriquement une trentaine d’interruptions. Et toutes ne viennent évidemment pas du téléphone. Un collègue, un appel, un mail, Teams, WhatsApp ou une notification peuvent interrompre une tâche. Mais cela pose une question intéressante : <strong>combien de fois notre attention change-t-elle de direction au cours d’une journée ?</strong></p>
<p><a href="https://www.ipsos.com/fr-fr/enquete-deficit-attention-travail-uside">Lire l’enquête Ipsos bva pour Uside</a></p>
<h3>Et combien de notifications recevons-nous réellement ?</h3>
<p>En 2024, <strong>Designers Éthiques</strong> a mené une recherche auprès de 33 personnes sur leurs usages des notifications. Les participants estimaient recevoir en moyenne <strong>43,2 notifications par jour</strong>. Pour 15 d’entre eux, les chercheurs ont ensuite pu consulter le nombre réel enregistré par le smartphone.</p>
<p>La moyenne était alors de <strong>81,1 notifications par jour</strong>, avec une médiane de 76. Certains participants en avaient reçu jusqu’à 199 en 24 heures.</p>
<p>L’échantillon est trop petit pour dire que « les Français reçoivent 81 notifications par jour ». Ce serait transformer un résultat exploratoire en statistique nationale. En revanche, l’écart entre ce que nous imaginons recevoir et ce que le téléphone comptabilise réellement est très intéressant. C’est exactement le même principe que pour le temps d’écran : <strong>nous ne percevons pas toujours correctement notre propre consommation numérique.</strong></p>
<p><a href="https://designersethiques.org/fr/thematiques/design-persuasif/la-notification/l-usage-des-notifications-de-smartphone/3-le-detail-de-la-recherche-utilisateur/g-nombre-de-notifications-recues-en-24h">Consulter la recherche de Designers Éthiques sur les notifications</a></p>
<h3>Une notification peut nous perturber même si nous ne la consultons pas</h3>
<p>La recherche <strong>“Attention hijacked: How social media notifications disrupt cognitive processing”</strong>, publiée en 2026 dans <em>Computers in Human Behavior</em> par Hippolyte Fournier et ses collègues, apporte un autre élément.</p>
<p>Les chercheurs ont travaillé avec <strong>180 étudiants de l’Université de Lyon</strong> et ont observé leur réaction pendant une tâche cognitive lorsqu’une notification apparaissait. Une notification provoquait un ralentissement temporaire du traitement de l’information pendant environ <strong>7 secondes</strong>. Mais le résultat que je trouve encore plus intéressant concerne les habitudes numériques : l’importance de la perturbation était davantage associée à la <strong>fréquence des notifications et des consultations du smartphone</strong> qu’au temps total passé sur l’appareil.</p>
<p>Autrement dit, passer trois heures par jour sur son smartphone ne raconte pas toute l’histoire. Trois heures utilisées volontairement en quelques périodes longues ne ressemblent pas nécessairement à trois heures découpées en dizaines ou centaines de petites consultations.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.1016/j.chb.2026.108926">Lire la publication dans Computers in Human Behavior</a></p>
<h3>Au travail, l’hyperréactivité devient aussi mesurable</h3>
<p>Le <strong>Référentiel 2026 de l’Observatoire de l’Infobésité et de la Collaboration Numérique</strong> apporte enfin des données issues des usages professionnels réels de près de 30 000 salariés. L’Observatoire mesure notamment <strong>169 e-mails gérés par semaine et par salarié</strong>. Chez les dirigeants, le chiffre atteint 384. Autre résultat révélateur : <strong>51 % des e-mails reçoivent une réponse en moins d’une heure</strong>. Cette rapidité peut sembler positive. Mais elle pose aussi la question de l’urgence permanente que nous avons progressivement installée dans nos usages numériques.</p>
<p><a href="https://www.infobesite.org/">Consulter le Référentiel 2026 de l’OICN</a></p>
<h3>Du temps d’écran au nombre d’interruptions</h3>
<p>Je continuerai donc à regarder le temps d’écran. C’est un indicateur simple et particulièrement efficace pour prendre conscience du temps consacré au smartphone. Mais il mérite désormais d’être accompagné de deux autres questions :</p>
<p><strong>Combien de notifications recevez-vous réellement chaque jour ?</strong></p>
<p><strong>Combien de fois êtes-vous interrompu pendant une heure de travail ?</strong></p>
<p>Le temps d’écran mesure une durée. Les notifications mesurent les sollicitations. Les interruptions mesurent la fragmentation de notre attention. Et ces trois chiffres réunis racontent probablement beaucoup mieux notre rapport au numérique qu’un simple compteur d’heures.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Non, éloigner son smartphone ne suffit pas toujours</title>
		<link>https://moncoachdeconnexion.com/actualites/technostress-eloigner-son-smartphone-ne-suffit-pas-toujours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 08:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Technostress]]></category>
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					<description><![CDATA[Quand on parle de déconnexion numérique, le premier réflexe consiste souvent à s’attaquer au smartphone : couper les notifications, le poser loin de soi, réduire son temps d’écran. Ces mesures peuvent être utiles.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on parle de déconnexion numérique, le premier réflexe consiste souvent à s’attaquer au smartphone : couper les notifications, le poser loin de soi, réduire son temps d’écran. Ces mesures peuvent être utiles. Mais ce n&rsquo;est pas mon approche, car plusieurs recherches récentes montrent que le problème est plus large. La distraction peut se déplacer vers un autre écran, que ce soit à la maison ou au travail, le technostress dépend aussi beaucoup de l’organisation elle-même.</p>
<h3>Une notification perturbe notre attention même pendant quelques secondes</h3>
<p>En juin 2026, Hippolyte Fournier et ses collègues ont publié dans <em>Computers in Human Behavior</em> l’étude <strong>“Attention hijacked: How social media notifications disrupt cognitive processing”</strong>. Les participants effectuaient une tâche cognitive pendant que des notifications similaires à celles d’un smartphone apparaissaient.</p>
<p>Les chercheurs ont observé un ralentissement temporaire du traitement de l’information pendant environ <strong>7 secondes après une notification</strong>. Plus intéressant encore : l’importance de cette perturbation était davantage associée à la <strong>fréquence des notifications et des consultations du smartphone</strong> qu’au temps total passé sur l’appareil.</p>
<p>Le temps d’écran ne suffit donc pas à décrire notre rapport au téléphone. Deux personnes peuvent passer trois heures par jour sur leur smartphone, mais l’une peut l’utiliser pendant quelques longues périodes tandis que l’autre le consulte des dizaines de fois.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.1016/j.chb.2026.108926">Lire l’étude dans Computers in Human Behavior</a></p>
<h3>Mettre son téléphone loin de soi ne supprime pas forcément la distraction</h3>
<p>Une expérience publiée en mars 2025 dans <em>Frontiers in Computer Science</em> apporte une nuance intéressante aux conseils de déconnexion habituels.</p>
<p>Maxi Heitmayer a fait participer <strong>22 personnes à deux sessions de travail de cinq heures sur ordinateur</strong>. Pendant l’une des sessions, leur smartphone était placé hors de portée immédiate. Sans surprise, les participants utilisaient moins leur téléphone. Mais ils reportaient une partie de leurs activités personnelles sur leur ordinateur.</p>
<p>Au total, le temps consacré au travail et aux activités non professionnelles n’était pas significativement différent. La fragmentation du travail ne disparaissait donc pas simplement parce que le smartphone était éloigné. L’échantillon est petit, donc il faut rester prudent. Mais le résultat pose une bonne question : <strong>est-ce réellement le téléphone qui nous distrait, ou certaines habitudes que nous avons prises avec nos outils numériques ?</strong></p>
<p>Mettre son smartphone dans une autre pièce peut être efficace. Mais si, cinq minutes plus tard, nous ouvrons un réseau social, YouTube ou une messagerie personnelle sur l’ordinateur, nous n’avons fait que déplacer le problème.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.3389/fcomp.2025.1422244">Lire l’étude dans Frontiers in Computer Science</a></p>
<h3>Les interruptions peuvent continuer à nous suivre une fois le travail terminé</h3>
<p>Une autre recherche, publiée en juin 2025 dans <em>Behavioral Sciences</em>, a suivi <strong>91 salariés pendant cinq journées de travail consécutives</strong>. L’étude, intitulée <strong>“Unfinished Tasks and Unsettled Minds: A Diary Study on Personal Smartphone Interruptions, Frustration, and Rumination”</strong>, s’intéresse aux interruptions provoquées par l’utilisation personnelle du smartphone pendant le travail.</p>
<p>Les journées comportant davantage de ces interruptions étaient associées à une moindre sensation d’avoir accompli ses tâches. Cette impression d’inachevé était ensuite liée à davantage de frustration. Et cette frustration était elle-même associée, le soir, à davantage de rumination professionnelle et à une moins bonne déconnexion psychologique.</p>
<p>Le mécanisme est intéressant :</p>
<p><strong>interruption → travail moins accompli → frustration → difficulté à décrocher le soir.</strong></p>
<p>Le smartphone ne nous prend donc pas seulement quelques minutes au moment où nous le consultons. La fragmentation de la journée peut aussi influencer la manière dont nous terminons cette journée.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.3390/bs15070871">Lire l’étude dans Behavioral Sciences</a></p>
<h3>Le technostress ne vient pas d’une seule cause</h3>
<p>En mars 2026, Ezgi Mansuroğlu et Andrew P. Smith ont publié une vaste revue systématique dans <em>Computers in Human Behavior Reports</em>. Les chercheurs ont analysé <strong>201 études empiriques</strong>, représentant au total plus de <strong>218 000 participants</strong>.</p>
<p>Deux sources de technostress ressortent particulièrement souvent.</p>
<p>La première est la <strong>techno-surcharge</strong> : les technologies augmentent la quantité d’informations à traiter, accélèrent le rythme ou multiplient les demandes.</p>
<p>La seconde est la <strong>techno-invasion</strong> : les technologies permettent au travail d’entrer plus facilement dans la vie personnelle.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.1016/j.chbr.2026.100941">Lire la revue systématique</a></p>
<p>Une méta-analyse publiée fin 2025, portant sur <strong>84 études et 44 576 salariés</strong>, montre également que les différentes formes de technostress n’ont pas nécessairement les mêmes causes. Il est donc réducteur de parler du « stress numérique » comme s’il s’agissait d’un phénomène unique.</p>
<p><a href="https://doi.org/10.1016/j.im.2025.104203">Lire la méta-analyse dans Information &amp; Management</a></p>
<h3>Et l’entreprise a aussi sa part de responsabilité</h3>
<p>Le rapport <strong>“Working anytime, anywhere: The quality of working time in the EU”</strong>, publié par Eurofound en juillet 2026, rappelle enfin que la déconnexion ne dépend pas uniquement de la discipline individuelle. En 2024, au moins <strong>un salarié européen sur cinq</strong> télétravaillait ou disposait d’une certaine autonomie dans l’organisation de son temps de travail. Eurofound observe que cette flexibilité peut améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Mais certains risques persistent : horaires irréguliers, charge de travail élevée, journées plus longues et contacts professionnels pendant le temps libre.</p>
<p>La possibilité technique de travailler de partout peut donc être positive. La disponibilité permanente, beaucoup moins.</p>
<p><a href="https://www.eurofound.europa.eu/default/publications/all/working-anytime-anywhere-the-quality-of-working-time-in-the-eu">Consulter le rapport Eurofound</a></p>
<h3>Se déconnecter ne consiste donc pas seulement à poser son téléphone</h3>
<p>Réduire son temps d’écran reste utile. Couper certaines notifications aussi. Éloigner physiquement son smartphone peut aider à retrouver des périodes de concentration. Mais ces mesures ne suffisent pas toujours.</p>
<p>Il faut également regarder <strong>ce qui déclenche les consultations</strong>, le nombre d’interruptions subies pendant la journée, les autres écrans vers lesquels nous reportons nos habitudes et les règles de communication de l’entreprise. Car lorsque les mails, messageries, notifications et demandes professionnelles peuvent arriver partout et à toute heure, demander uniquement au salarié de « mieux gérer son téléphone » ne répond qu’à une partie du problème.</p>
<p>La déconnexion est une pratique individuelle. Mais au travail, elle dépend aussi de règles collectives, qui doivent changer. Et Mon Coach Déconnexion accompagne les entreprises dans ces changements à mettre en œuvre.</p>
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		<title>Dormir avec son téléphone: le mode avion est-il vraiment une bonne idée?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 12:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
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					<description><![CDATA[Le scénario est devenu banal : on se couche avec son téléphone, on regarde quelques vidéos ou les réseaux sociaux, puis on finit par s’endormir avec le smartphone posé sur la table de nuit, voire dans le lit.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le scénario est devenu banal : on se couche avec son téléphone, on regarde quelques vidéos ou les réseaux sociaux, puis on finit par s’endormir avec le smartphone posé sur la table de nuit, voire dans le lit. Au-delà de la difficulté évidente à décrocher lorsque TikTok, Instagram ou nos messages restent à portée de main, une autre question revient régulièrement : <strong>faut-il laisser son téléphone connecté toute la nuit à quelques centimètres de soi ?</strong></p>
<h3>En 2023, l’iPhone 12 retiré de la vente!</h3>
<p>En septembre 2023, au moment où le sujet avait notamment été abordé par <em>actu.fr</em>, l’iPhone 12 faisait beaucoup parler de lui en France. L’Agence nationale des fréquences (ANFR) avait mesuré sur ce modèle un <strong>DAS “membre” de 5,74 W/kg</strong>, supérieur à la limite réglementaire de 4 W/kg. Sa commercialisation avait alors été temporairement suspendue.</p>
<p>L’affaire a depuis été réglée : Apple a déployé une mise à jour logicielle et de nouveaux tests ont mesuré un DAS de <strong>3,94 W/kg</strong>, donc conforme à la réglementation, mais tout juste! L’ANFR a validé cette correction dès le 29 septembre 2023.</p>
<p><a href="https://www.anfr.fr/fileadmin/user_upload/CP_DAS_APPLE_IPHONE_12.pdf">Consulter le communiqué de l’ANFR sur l’iPhone 12</a></p>
<h3>Les normes existent pour limiter notre exposition</h3>
<p>Le DAS mesure la quantité d’énergie issue des ondes électromagnétiques absorbée par le corps. À ce jour, l’Organisation mondiale de la Santé indique que les données disponibles n’ont pas mis en évidence d’effet sanitaire indésirable lié aux faibles niveaux d’exposition habituels aux radiofréquences. La recherche se poursuit néanmoins et des limites réglementaires existent précisément pour contrôler l’exposition.</p>
<p><a href="https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/electromagnetic-fields">Ce que dit l’OMS sur les champs électromagnétiques</a></p>
<p>Si l’on souhaite réduire son exposition par précaution, une règle très simple fonctionne : <strong>augmenter la distance entre le téléphone et son corps</strong>. L’Anses rappelle d’ailleurs que l’exposition diminue fortement avec la distance et recommande notamment l’utilisation d’un kit mains libres aux personnes utilisant intensivement leur téléphone pour les appels.</p>
<p><a href="https://anses.fr/fr/system/files/AP2011sa0150Ra.pdf">Consulter les recommandations de l’Anses</a></p>
<h3>Et la nuit, le mode avion ?</h3>
<p>Si l’on tient absolument à conserver son téléphone près du lit, le mode avion permet de couper une grande partie de ses communications radio. Mais attention à une idée reçue : <strong>activer le mode avion ne garantit pas forcément que toutes les connexions sans fil soient coupées. </strong>Sur les iPhone actuels, par exemple, Apple indique que le mode avion désactive les données mobiles et le Wi-Fi, mais que le Bluetooth peut rester actif. Le Wi-Fi et le Bluetooth peuvent également être réactivés manuellement alors que le mode avion reste affiché.</p>
<p><a href="https://support.apple.com/fr-fr/108785">Voir le fonctionnement du mode avion chez Apple</a></p>
<p>Donc, si l’objectif est réellement de limiter les émissions radio pendant la nuit, mieux vaut vérifier que <strong>Wi-Fi et Bluetooth sont eux aussi désactivés</strong>.</p>
<h3>Mais la meilleure solution reste encore plus simple</h3>
<p>Pour Mon Coach Déconnexion, la question des ondes est finalement presque secondaire par rapport à celle de l’hyperconnexion.</p>
<p>Un téléphone posé à 30 centimètres de notre tête reste surtout un téléphone disponible. Une notification arrive, on regarde l’heure, on voit un message, on ouvre une application et cinq minutes plus tard nous voilà de nouveau devant un écran alors que nous étions censés dormir.</p>
<p>La solution la plus simple reste donc celle que nous recommandons régulièrement : <strong>faire sortir le smartphone de la chambre. </strong>On peut le laisser charger dans le salon ou la cuisine et revenir à cet appareil révolutionnaire que l’humanité maîtrisait déjà parfaitement avant l’iPhone : le réveil. On en trouve pour 5€ à la Foir&rsquo;Fouille. Le mien a les mêmes piles depuis 5 ans.</p>
<p>Et si le téléphone doit vraiment rester dans la chambre : mode avion, connexions sans fil vérifiées, notifications coupées et téléphone suffisamment éloigné pour ne pas pouvoir l’attraper machinalement sans sortir du lit. Parce que pour mieux dormir, la première onde à couper est parfois simplement celle qui nous donne envie de regarder une dernière vidéo&#8230;</p>
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